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    Auteur : Mathieu Gaborit

    Résumé:
    Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse : l'Ecryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la propagande, la révolte gronde...
    Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'Ecryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Louis Radurin doit fuir les foudres de la propagande.
    Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.



    J'avais découvert Mathieu Gaborit en jouant au jeu de rôle "Les chroniques des Crépusculaires", et j'avais lu quelques bouquins de lui que j'avais trouvé très intéressants, aussi quand j'ai vu celui-ci, j'ai décidé de me le prendre. 

    Au final j'ai bien aimé ce livre, qui se lit facilement, même si le début est un peu perturbant puisqu'on se retrouve d'emblée plongés dans une époque et un univers différents du nôtres, avec des codes, des fonctionnements et surtout des termes qui nous sont étrangers ... Et rien n'est vraiment expliqué. Au fur et à mesure de la lecture, les détails foisonnent et l'on peut commencer à se faire une idée plus ou moins précise des choses et de leur signification. 
    L'histoire elle est assez intéressante, quoique j'ai été un peu déçue par la fin. En fait à la moitié du livre, l'histoire prend une tournure inattendue, mais bizarrement ça ne suit pas la voie que ça annonce. Enfin je ne sais pas bien comment l'expliquer mais c'est un choix étrange que l'auteur nous propose là. Le livre se transforme en ôde aux créateurs et artistes qui peuvent presque diriger le monde simplement par le pouvoir de leur imagination et de l'influence donc que cela peut avoir sur les gens. J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ça.

    D'autant que durant la première partie du livre, on ne suit que Louise, et parfois un peu Léon, jusqu'à ce que leurs destins se rejoignent. Mais après cela on les perd presque totalement de vue pour se focaliser sur d'autres personnages, d'autres situations qui expliquent le déroulement de la révolution.
    Ce qui m'a gênée c'est qu'à part deux ou trois personnages, les autres à qui sont consacrés des chapitres entiers ne sont plus jamais présents par la suite, ou alors seulement cités.
    D'une certaine manière c'est bien puisqu'alors quand quelqu'un parle d'eux, on sait exactement ce qui leur est arrivé.. Mais d'un autre côté c'est un peu déroutant de passer d'un personnage à l'autre sans vraiment trouver de rapport immédiat, ni comprendre d'où ils sortent et pourquoi on s'attarde sur eux.
    Encore plus déroutant de suivre pendant plus de la moitié du bouquin un personnage : Louise, puis de tout d'un coup ne plus entendre parler d'elle pendant un très long moment.

    Bon ceci étant, j'ai quand même dévoré le livre, je ne me suis pas ennuyée, ce qui est plutôt positif. 
    A découvrir!


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    Réalisation : Masahiro Andô
    Casting VO : Yuki Chinen, Tomoya Nagase, Akiô Otsuka...

    Résumé :
    Un rônin sans nom sauve un jeune orphelin, Kotarô, et son chien Tobimaru, lors d'un incendie. Pendant ce temps, une mystérieuse milice venue de Chine recherche Kotarô dans le but de l'utiliser pour accomplir un rituel occulte procurant la vie éternelle. Parmi eux se trouve Luo-Lang, un bretteur émérite assoiffé de combats aux ordres du seigneur de guerre Bai-Luan.
    Kotarô engage alors le rônin sans nom comme garde du corps en échange d'une pierre précieuse qu'un moine lui a donné, et ils décident de faire route ensemble.
    A partir de cet instant, leurs destins vont être inexorablement liés.

     

     


    Malheureusement raté au cinéma, j'ai rattrapé mon retard il y a quelques jours en visionnant enfin ce film d'animation! 

    Alors finalement j'en suis sortie un peu mitigée. L'histoire est intéressante, et l'animation plutôt bien réussie -notamment pour les combats au sabres qui sont très dynamiques (et bien sanglants!)-, mais il y a quelques longueurs qui auraient facilement pu être évitées.
    En fait ce sont des scènes entières qui s'avèrent un tantinet inutiles... Ils ont jugé opportun de placer des moments qui ne concernent que le Ronin et le jeune garçon, où on les voit gambader sur la plage, ou des scènes de repas ou n'importe quoi qui illustrent le fait qu'ils se rapprochent et se lient d'amitié. Voir peut-être même une sorte de lien filial, le ronin faisant office de père de substitution. 
    Une aurait été suffisante, ou alors plusieurs mais de manière un peu plus subtile, parce que là on sent le message clair écrit en gros! 
    D'autant que ça casse aussi un peu le rythme du film, qui aurait été un poil plus dynamique sans ces "interludes".

    Enfin, Sword of the Stranger reste malgré tout un très bon film d'animation, au design soigné et à l'histoire bien ficelée. 
    J'aurais aimé avoir plus de détail sur les "étrangers" justement, savoir d'où ils viennent et pourquoi ils sont là, de même que j'aurais aimé en apprendre plus sur le rônin, qui reste finalement assez mystérieux. A part son nom et le pourquoi de son comportement du présent -qui est même trop légèrement effleuré à mon goût- on n'en apprend pas beaucoup sur lui. 

    Un film à découvrir quand même !

     

     


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    Réalisation : Blair Hayes
    Casting : Jake Gyllenhaal, Swoosie Kurtz, John Caroll Lynch, Merley Shelton, Danny Trejo, ... 

    Résumé :
    Jimmy Livingston est un jeune homme pas comme les autres. Né avec un système immunitaire défaillant, il est obligé de vivre confiné dans une bulle aseptisée qui le protège du monde extérieur. Grâce à sa mère qui lui témoigne une attention de tous les instants, Jimmy est heureux.

    Mais celui-ci décide de sortir de son univers cloisonné lorsqu'il apprend que Chloé, son amie d'enfance, dont il est amoureux, s'apprête à se marier aux chutes du Niagara. Pour se lancer à sa recherche, Jimmy construit une bulle portable avec laquelle il peut se déplacer.

    Trouvé au détour d'une recherche sur un autre film de la filmo de Jake Gyllenhaal, j'ai découvert ce petit film -unique travail du réalisateur- sans prétention mais empli de bonne humeur. Bien sûr il ne faut pas s'attendre à un grand film exceptionnel, mais ça reste un road movie pétillant, plein d'humour, et très bien joué par tout le monde. 
    Jake Gyllenhaal, on le sait, est un excellent acteur, et ce film bien qu'assez ancien dans sa filmo le prouve une fois de plus. Il le propulse dans un rôle de jeune complètement naïf, ignorant du monde qui l'entoure, qu'il interprète avec brio et je suis persuadée qu'il a réellement du s'éclater à faire se film! .. Même si physiquement ça a quand même pas du être de la tarte!
    Attention il ne sombre pas non plus dans le rôle du clown, puisque son personnage souffre réellement d'une maladie (enfin d'un système immunitaire défaillant) et est donc perpétuellement paniqué à l'idée qu'un germe n'entre dans sa bulle et ne le tue. Cela reste une épée de Damoclès au dessus de sa tête, puisque la moindre "fuite" dans sa bulle peut causer sa mort. Il se heurte aussi évidemment à l'incompréhension des gens, et le rejet qui va avec.

    En sous-couche, les sujets traités sont quand même bien sérieux, puisqu'on y aborde donc la différence, l'acceptation de soi, des autres, le dépassement de ses peurs, mais également la difficulté représentée par l'éducation et surtout les conséquences de celle-ci tant sur les parents que sur les enfants.
    ... Et il y a aussi des motards, des adorateurs du bonheur, un cirque de "freaks" et des caissiers. !!

    Donc autant dire qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde, et quand bien même le film est un peu cousu de fil blanc sur le scénario, les situations s'enchaînent à bon rythme sans que l'on sache jamais vraiment à quoi s'attendre. Mine de rien j'ai vraiment ri un bon paquet de fois (mention spéciale au guichetier pour les tickets de bus!) !
    Autre bon point, le film ne tombe jamais dans le mélo malgré les thèmes sérieux et même un peu durs qu'il aborde, c'est traité de façon légère, sans pour autant nous faire perdre de vue la gravité de certaines situations.

    Un film sans prétention donc, mais qui fait passer un excellent et très pétillant moment ! 

     

     

     


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    Réalisation : Bertrand Blier
    Casting : Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro, Myriam Boyer....

    Résumé :
    C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. " Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance..."

     

    Très honnêtement, je ne vais pas m'étendre sur ce film que j'ai vu avant-hier, parce que je n'ai pas du tout accroché. Ce n'est pas que le film soit mauvais, c'est juste que je n'ai pas du tout adhéré à la réalisation et mise en scène de Bertrand Blier. 
    Les acteurs déclament leurs textes comme s'ils étaient au théâtre, ils font des entrées similaires à celles que l'on peut faire sur les planches et il en va de même pour leur façon de se placer dans le cadre. Il leur arrive aussi de simplement se tourner vers la caméra et de s'adresser directement aux spectateurs... Résultat, je n'y ai pas cru une seule seconde, et le film m'a semblé affreusement long et surtout fort ennuyeux.

    De même il y a une séquence qui dure bien 5 à 6 minutes, où la caméra se promène très très lentement dans toute la maison (sur fond de vieille chanson française), et où pas un seul acteur n'est présent. .. Personnellement j'ai eu la sensation que quelqu'un dans la production du film voulait vendre cette maison et donc nous en faisait faire la visite. Je me doute bien que ce n'est pas ça du tout, mais c'est ainsi que je l'ai perçu.

    Autre chose qui m'a légèrement rebutée, c'est que le film est vraiment glauque. Je savais bien en allant voir une oeuvre où l'un des protagoniste est le cancer de l'autre, que ça n'allait pas être gai. Mais bon je ne pensais pas que ça deviendrait à ce point glauque. La manière dont ils s'expriment, les plans choisis, les actes mêmes qui sont filmés (comme le protagoniste qui nourrit son cancer assis sur ses genoux..) rendent le tout vraiment dérangeant. En tout cas pour moi. Bien entendu cela prouve d'une certaine manière que le film est réussi, et je reconnais cela tout à fait volontiers. Mais bon... Il n'en reste pas moins que je n'ai pas accroché.

    A réserver à un public averti.


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    Réalisation: Guillaume Canet
    Casting : François Cluzet, André Dussolier, Kristin Scott Thomas, François Berléand, Jean Rochefort, Gilles Lellouche ...

    Résumé:
    Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
    Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

     

     

     

    Avec beaucoup de retard j'ai enfin vu ce film dont tout le monde me vantait les qualités. En effet, c'est un excellent film. Guillaume Canet signe là une preuve de ses talents de réalisateur -et encore une fois d'acteur puisqu'il apparaît furtivement dans le film-, avec un thriller bien ficelé servi par des acteurs extra! Mention spéciale à François Cluzet, qui joue définitivement très très bien! Il est parfait dans ce rôle où tout le dépasse mais où la certitude de devoir connaître la vérité et la volonté de retrouver sa femme l'emportent sur tout. 
    Pendant tout le film le spectateur se retrouve comme lui, balloté d'une piste à l'autre, d'indices en incompréhension, d'avancées en coups de poings dans l'estomac... Et petit à petit les pièces du puzzle se remettent en place. 

    La façon de traiter l'histoire est vraiment très intéressante, puisqu'elle permet -en nous plaçant au même niveau que le protagoniste : on ne sait rien-  de nous plonger totalement dans les évènements et de faire même monter un peu plus la tension. Puisque nous voulons absolument connaître nous aussi la vérité, on frémit chaque fois qu'il a un nouvel indice, ou que quelqu'un va parler de peur qu'il se fasse descendre avant qu'on ait eu le temps de savoir. Du coup on reste accroché à notre fauteuil pendant toute la durée du film.

    Seul léger bémol en ce qui me concerne, c'est qu'il m'a semblé que la vérité était un peu "grosse" ... Mais bon, ce n'est qu'un ressenti tout à fait personnel et ça ne gâche absolument en rien le film. 
    D'ailleurs ce dernier passage est juste extra, avec Mr Dussolier face à face avec Mr Cluzet. Un grand moment !

     

    Un film à voir absolument!

     

     

    Reste une interrogation, et si je croise Guillaume Canet un jour il faudra que je lui demande : le plan où François Cluzet et sa femme passent sur un sentier bordé de lauriers (si je me trompe pas) roses et blancs... Est-ce un clin d'oeil au Voyage de Chihiro ??

     

     
     
    Je me demande...

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