• Ecrit par Pierre Bordage, c'est un livre que j'ai dévoré en 3 jours, pour le terminer hier soir à 2h du matin.. Impossible de le lâcher!!
    Alors je ne pouvais pas ne pas mettre un tit mot ici, histoire d'essayer de vous convertir vous aussi!

    Par où commencer...


    L'histoire peut-être

    Alors en fait nous suivons au fil des chapitres, trois histoires différentes. Tout d'abord celle de Léonie, une jeune femme de 20 ans, elle vient du Libéria d'où elle a été arrachée à l'âge de 8 ans, vendue par son père à une espèce de vague tante. Cette tante qu'elle surnomme la Hyène, va l'utiliser comme prostituée pendant 12 ans, enfermée dans une cave dans la banlieue parisienne. Elle parvient à s'échapper l'année de ses 20 ans, seulement elle n'a pas de papiers, n'a pas d'identité, dans une France (pas si) futuriste, où les immigrés clandestins n'ont aucun droit.
    Elle trouvera un moyen de gagner rapidement de l'argent : servir de cobaye pour tester une nouvelle molécule.
    On suit aussi l'histoire de Cyrian, un jeune homme âgé lui aussi d'une 20aine d'années. Lui est issu d'une famille très riche, a toujours vécu dans la bourgeoisie et tente à présent d'intégrer une société secrète appelée "Titans" et qui ont leur quartier général dans la haute école qu'il fréquente.
    Et enfin l'histoire d'Edmé, un vieux flic à la Criminelle en passe de partir en retraite, ou d'être mis au placard par ses supérieurs.. Ce qui était pour tous ses collègues un banal meurtre précédé d'un viol, va être pour lui quelque chose de bien plus complexe. Et pour la première fois de sa vie il va suivre son intuition, qui le mènera effectivement sur une histoire bien plus sombre qu'un "simple" meurtre.

    Ce livre pourrait être classé dans la catégorie "policier fantastique", mais ça va au delà, c'est aussi l'histoire de vies brisées qui se croisent, et se refont petit à petit.

    Le suspens nous tient tout le long du livre, une fois plongé dedans c'est foutu, on y est mordu jusqu'à la fin! J'ai trouvé que l'auteur manquait un peu de souffle parfois (il met beaucoup de phrases courtes avec pas mal de virgules), mais ça ajoute aussi au côté oppressant de l'histoire qui avance, et dont on ne découvre les fils que tard dans le bouquin.
    C'est assez "trash" aussi parfois... Surtout la vie de Leonie et les scènes de crime avec Edmé.. l'auteur ne prend pas vraiment de gants pour les décrire. Du coup ça pourrait être pénible pour certaines âmes sensibles. Mais c'est aussi ce qui fait la force du bouquin!


    Bref, un livre à lire aaabsolument!!













    votre commentaire
  • "Une partie de l'adolescence réside dans ce sentiment qu'il n'existe nulle part personne qui vous ressemble assez pour pouvoir vous comprendre."
    -Garp, dans Le Monde Selon Garp, de John Irving.-

    Personnellement, je trouve que cette phrase résume parfaitement bien l'adolescence et toute sa complexité....


    "Aime tes ennemis, c'est la meilleure façon de leur taper sur les nerfs"
    - Bernard Werber -

    "Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie."
    -American History X -

    "On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréable."
    -Pulp Fiction-

    "Ne laisse jamais personne savoir ce que tu penses."
    -Le Parain III-

    "Tout ce qui n'est pas donné est perdu."
    -La Cité de la Joie-

    votre commentaire
  • De John Irving, j'avais également lu "L'Hôtel New Hamshire", qui m'avait marqué par la tristesse innérente sous des dehors faussement joyeux...
    Et bien Le Monde Selon Garp est encore plus triste... C'est triste, mais c'est triste que ça n'en peut plus... On commence par l'histoire de la mère, et on continue avec celle de son fils, Garp donc, écrivain, qui malheureusement souffre du succès littéraire de sa mère.
    On suit donc Garp, pour la majorité du livre, avec ses doutes, ses incertitudes, et sa vision du monde. Amère et sans humour aucun. D'ailleurs il le dit lui même : l'humour il le prend très au sérieux. Du coup c'est franchement austère, et les seules "fantaisies" que s'accorde l'auteur sont sur les relations amoureuses qu'il entretient avec ses conquêtes. Et encore.. c'est décrit avec un tel détachement qu'on a l'impression de se retrouver dans une salle d'hôpital asseptisée.

    Ce n'est pas le genre de livre qu'on lira facilement assis sur une plage.... Cependant je le conseille tout de même. Ne serait-ce que pour apprécier les talents d'écrivain de John Irving.

    Je ne saurais pas trop quoi dire d'autre sur ce livre, comme le précédent que j'ai lu de lui, il me marque beaucoup et j'en garde un souvenir très vif, tant les personnages sont décrits avec détails pointilleux et tant ils sont tous creusés jusqu'au plus profond d'eux mêmes (ça en devient presque indécent d'ailleurs).. Mais cette mélancolie intense qui jallone tout le bouquin est difficile à supporter, et on a tendance à vouloir abandonner le livre en cours de route.

    Alors à bon entendeur..


    votre commentaire
  • Et voilà, dernier tome de la saga.
    Je suis toujours un peu triste quand une série avec des personnages que j'aime bien se termine. Simplement parce que je sais que je ne les reverrai plus après.
    C'est le cas pour Harry Potter, même si, je dois l'avouer, la fin m'a un peu déçue.

    Enfin non. Pas la fin. Le dernier chapitre, ce petit épilogue "19 ans plus tard". Je l'ai trouvé de trop. Ca finit en guimauve et c'est dommage, parce que la vraie fin est nettement meilleure.
    Et puis aussi, j'ai trouvé que le livre en lui même traînait en longueur. Mais c'est tout le temps pareil avec J.k Rowling. Tous ses livres sont contruits de la même manière (à part le 3eme, qui est et restera donc mon favori) : il se passe beaucoup de choses au début, puis plus rien pendant 500 pages, puis tout s'enchaîne de nouveau très rapidement sur 150 pages à la fin.
    A tel point que ce volume, je l'ai lu chapitre par chapitre. Non pas pour faire durer le suspens, mais bien parce que je trouvais ça long.
    A partir du moment où Harry, Ron et Hermione se retrouvent en fuite, il ne se passe plus rien pendant des chapitres entiers! Ou alors ça avance trèèèèès lentement.

    Enfin bon, passé cela, ça reste un chouette livre à lire qui conclue très bien la série. Et c'est avec une pointe de regrets que j'ai refermé le volume et dit au revoir à Harry Potter



    1 commentaire
  • L'histoire :

    Non loin de Jérusalem, dans une tombe inviolée depuis deux mille ans, une mission d'archéologie exhume le manuel d'utilisation d'une caméra vidéo dont la sortie sur le marché est prévue... dans trois ans.
    Un homme muni d'un camescope aurait-il visité la palestine du Ier siècle ? Si oui, que sont devenus l'appareil et les enregistrements ? Et, surtout, qu'a-t-on, qui a-t-on filmé ? S'agit-il de la plus redoutable découverte archéologique de tous les temps ou d'un canular de génie ?
    En terre de Palestine et d'Israël, sur fond d'expertises scientifiques, de négociations acharnées et de sectes obscurantistes, s'engage une course effrénée où s'affrontent chercheurs, médias avides de sensationnel et services spéciaux du Vatican. Tandis que trois jeunes gens téméraires poursuivent leur quête paralléle et s'approchent pas à pas de révélations que tous ne jugent pas bon de rendre publiques. Ne feront-elles pas vaciller les fondements mêmes de la culture occidentale ?




    Ca peut paraître farfelu comme ça à la lecture du résumé, mais l'histoire est très bien ficelée et ça en devient tout à fait crédible. C'est un très bon roman d'aventure où se mêlent science-fiction et réflexion économique sur le monde et ses principaux acteurs et dirigeants.

    C'est certes un peu long à démarrer, mais une fois qu'on est dedans, c'est parti, on en décroche plus! Et à côté de ce bouquin, Da Vinci Code, c'est "bob l'éponge mène l'enquête"(enfin ce n'est que mon avis... et ce, même si Jesus Vidéo c'est en grosse partie de la science fiction. Alors que soit disant Da Vinci Code c'est basé sur des faits "réels"...)...
    Une valeur sûre donc.

    Le seul truc qu'on pourrait lui reprocheer à ce livre c'est que la fin laisse un peu à désirer, mais bon.. ça vaut vraiment le coup de le lire tout de même!







    1 commentaire
  • Voilà un livre que j'ai lu il y a deux ou trois mois déjà.. En allant prendre le train pour rentrer chez moi, je me suis rendue compte que je n'avais rien à lire, alors voilà, la couverture et le résumé m'ont plu... Et le livre ne m'a déçue le moins du monde!

    Ca se passe en Finlande, où la vie du  journaliste Vatanen va changer le jour où il va renverser un lièvre avec sa voiture... Non pas qu'il verra la lumière et qu'il deviendra un écolo militant, mais plutôt qu'il va revoir sa vie dans le bon sens. Changer ce qui ne va pas, éliminer ce qu'il ne peut pas changer.
    Alors il ramasse ce lièvre, lui fait une atelle, et s'enfonce avec lui dans la forêt...
    Ce roman raconte ses péripéties, tout ce qu'il va vivre avec son lièvre qui ne le quittera plus alors qu'il remontera vers le cercle polaire, pour ensuite achever son voyage en Russie.

    Je ne saurais pas vous dire exactement ce qui m'a plu dans ce livre, le style d'écriture est simple, sans fioritures, l'histoire est interessante et le personnage de Vatanen très touchant quelque part... On se laisse prendre, et on a envie de lire la suite, de savoir jusqu'où il va aller avec son lièvre. Et d'ailleurs, on se prend aussi d'affection pour le lièvre, parce que dès que quelque chose menace de lui arriver, on se surprend à espérer que tout se passe bien et qu'ils ne soient pas séparés.
    C'est aussi ça qui est touchant, c'est le lien qui se crée entre cette homme et ce lièvre. Un lien qui n'a pas vraiment de raison d'être ni d'explications, mais voilà, il est là.

    J'ai beaucoup aimé donc ce livre, que je vous recommande chaudement. Et je viens de découvrir qu'il avait été adapté en film, avec Christophe Lambert (c'te blague!) dans le rôle principal.. Personnelement, je désaprouve totalement ce choix.. mais bon.. Eventuellement je le regarderai un jour.

    En attendant, lisez le livre!

    1 commentaire
  • Une pièce de théâtre que j'ai vu il y a quelques semaines, au Théâtre National de Bruxelles.
    Avec Younouss Diallo, Dorcy Rugamba et Pierre Etienne. Sur des textes de Dorcy Rugamba.


    Comme j'avais du mal à mettre des mots justes dessus, je me permets de vous copier un extrait d'une revue de presse parue dans "La Libre Belgique", rédigée par Guy Duplat.
    C'est une explication parfaite de la qualité de la pièce.

    "[...]Le spectacle est un long cri de révolte, de dénonciation puis de douleur contre tous les génocides, répressions et croisades qui ont pillé la terre au nom de Dieu, de l'or ou du dollar. Et en particulier, en Afrique, martyre s'il en est. Un coup de poing contre "l'amnésie internationale" sur ce passé sanglant et coupable de l'Occident.

    "Bloody Niggers!" se situe dans la lignée de "Rwanda 94" et "Anathème". La première (longue!) partie est une suite de dénonciations assénées par les trois acteurs, debout devant leurs micros. Elle commence par le rappel des attentats du 11 septembre, manière de dire que la lutte contre le terrorisme est une "mascarade" par rapport aux terrorismes d'Etat concoctés pendant cinq siècles par les puissances européennes : le génocide des Amérindiens, les massacres par les Croisés, l'effroyable traite négrière, l'extermination de tous les habitants de Tasmanie...Bien sûr, beaucoup de ces faits sont supposés connus, mais leur rappel est d'une force terrible. [...]"

    Voilà qui résume parfaitement.. Ajoutez à cela trois acteurs qui se donnent à 200%, des textes chocs, et vous obtiendrez 1h45 de "plaisir". Je le mets entre guillemets parce que vu les thèmes abordés, c'est pas du plaisir joyeux. Mais c'est extrèmement prenant, violent et touchant à la fois. Rare sont les fois où j'ai pleuré au théâtre, "Bloody Niggers" m'y a de nouveau obligée.

    L'un des points forts de cette pièce, outre les textes et les images d'une violence chocante mais necessaire, c'est qu'ils ne s'épargnent pas. Je veux dire par là qu'ils parlent pendant toute la première partie des génocides perpétrés et des problèmes en Afrique, pour attaquer l'Afrique elle même en seconde partie. L'acteur Youssoun Diallo se déchaîne, nous faisant connaître une partie de l'histoire Africaine que nous ignorons, tant nous sommes occupés et habitués à la victimiser.. Selon lui, l'Afrique connaissait les mêmes génocides AVANT l'arrivée des colons. Selon lui, l'Afrique n'avait pas "besoin de tyrans, puisqu'il y en avait sur place qui faisaient déjà aussi bien le travail". Selon lui, les ethnies s'entretuaient déjà entre elles, toutes orgueilleuses d'être "différentes" des voisins.
    ...
    C'est une vision de l'histoire que nous n'avions pas. Pour nous, l'Afrique a toujours été le continent martyrisé, spoilé, volé, violé par les colons.. Alors qu'il semble que sans les colons, avant eux, c'était déjà le cas. Le continent et son peuple s'auto-mutilait.
    Alors une nouvelle culpabilité nous envahit : nous n'avons VRAIMENT rien apporté à l'Afrique. Pas même un semblant de paix. Au contraire.

    Alors à tous ceux qui souffriraient d' "amnésie internationnale", n'hésitez pas à aller voir cette pièce, c'est extraordinaire.


    votre commentaire
  • "Ne craignez pas d'avancer lentement. Craignez seulement de rester sur place."

    "Prends le temps d'avancer. N'arrive pas à la fin de ta vie pour t'apercevoir que tu n'as pas vécu. Alors arrête toi un instant pour respirer le parfum des fleurs."

    "Il n'y a pas de mort, rien qu'un changement de monde."


    --Pensées indiennes--


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique