• Comme pour la saga Star Wars, j'avais adoré le premier (enfin pour ce qui est de Star Wars, j'avais adoré les 3 premiers... -épisodes 4, 5 et 6 donc-), et j'avais, comme pour la saga Star Wars, toujours un espoir pour que les suivants soient mieux que les précédents, ou du moins, pas aussi daubesques...
    J'avais donc adoré "The Curse Of The Black Pearl", je voyais d'un mauvais oeil qu'ils se mettent à faire une suite mais je m'étais dit "aller, pourquoi pas." .. Pour finalement être passablement déçue par le second "The Dead Man Chest".
    Mais tout comme pour la saga Star Wars, je me suis évertuée à aller voir le troisième, en espérant une fois de plus qu'ils sauvent les meubles...
    ....
    Et je reste encore très mitigée.

    "At World's End" est meilleur que le second, aucun doute là dessus, mais il n'arrive pas à ligne de flottaison du premier. Malheureusement.
    Comparé au second, il est beaucoup plus sombre, beaucoup plus violent (attention aux enfants, y'a quand même des passages bien trashs!!), beaucoup plus adulte en somme. J'avais reproché au second de partir beaucoup trop dans l'absurde, le rien à voir et la pathétique redondance des blagues, y compris de la part de Jack Sparrow.
    Ils ont vraiment réduit ce côté ci dans le 3eme, on rigole encore parfois, il y a toujours quelques touches d'humour absurde dans les combats (c'est du Disney ne l'oublions pas), mais dans l'ensemble, on retrouve un peu cette ambiance du premier. C'est à dire que oui c'est drôle, mais pas rigolard grotesque comme le second où Jack Sparrow se parodiait lui même.
    Ici on explore un peu les faces cachées de chaque personnages, les trahisons et les mensonges qui peuvent découler du silence et d'un manque de confiance en les êtres chers. Bon rassurez vous, ça ne tombe pas non plus dans le psychologique! Manquerait plus que ça. Mais bon, ils ont essayé de donner du relief aux personages, et c'est pas plus mal.
    Jack Sparrow reste Jack Sparrow, là dessus, rien de changé -et heureusement..-, mais pour ce qui est de Barbossa, de William ou d'Elizabeth, c'est tout de même plus creusé que dans les deux premiers. Et c'est tant mieux, on a un peu moins l'impression de regarder un truc manichéen à mort.
    .. D'ailleurs à bien y réfléchir, même Jack Sparrow est beaucoup plus sombre que dans les deux précédents. Ses attitudes restent les mêmes, mais il sombre sérieusement dans la folie....!!

    Question scénario, c'est un peu confus encore, mais ça part beaucoup moins dans tous les sens comme pour le second. Il y a un fil conducteur et ma foi, ils y collent assez bien, malgré quelques dérives. Ce suivi du scénario a du bon et du moins bon. Côté bon, ça se traduit par une réduction significative des scènes d'action, c'est bien mieux équilibré que dans le deuxième. Dans le second j'avais trouvé ça fatiguant et un peu "too much" (comme c'est mode de dire ça en anglais! soyons d'jeun's!) ces scènes de combats et de poursuite et de bataille à tire larigot!
    Dans cet opus, le rythme est constant (avec quelques ralentissements de ci de là, ce qui explique le fait que j'ai parfois trouvé le temps un peu long) et ça passe mieux.
    Le bon point, c'est que le scénario permet une montée en tension pour arriver à la bataille de fin où franchement, ça vaut le coup d'oeil! Maaaaah! Je m'en suis pris plein les mirettes et c'était vachement chouette! A voir au cinéma, sinon ça ne rendra rien du tout..

    Bon alors pour le verdict, je reste tout de même mitigée, même s'il y a de très bonnes choses (comme toute la séquence de Jack face à lui même -je n'en dirais pas plus-), il n'en reste pas moins que le film est assez bancal, et que non, il n'égalera en rien la qualité du premier!
    Puis y'a quand même deux points sur lesquels je reste intraitable : Orlando Bloom et Keira Knightley sont bien trop propres sur eux pour un film de piraterie....

    Et un tit clin d'oeil à Keith Richard, qui fait une apparition bien sympa en tant que papounet de Jack! (même si on se demande un peu à quoi il sert
    mais bon! ça fait plaisir de le voir!)

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  • Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Faris, ce film est une petite merveille à ne rater sous aucun prétexte!

    Je suis allée le voir un peu par hasard et j'ai vraiment été conquise par ce road movie peu commun, mettant en scène une famille encore moins commune !! C'est drôle, c'est dramatique, c'est touchant, c'est lumineux, c'est encourageant.. C'est tout plein de choses à la fois mais c'est surtout un excellent film!!
    Tous les personnages sont extras -de même que la manière dont ils sont présentés au début du film- ils sont tous un peu frappés du cerveau, mais tellement vrais aussi... Et les acteurs qui les interprètent le font avec brio, ce qui ne gâche rien.

    L'histoire, on pourrait penser que ça va être un truc de bonne morale, où la petite gamine un peu bouboule finit quand même par gagner le concours de beauté face à toutes ces poupées barbies miniatures, mais non. Ca va dans ce sens, mais c'est quand même surprenant alors je ne vous en dis pas plus.

    Enfin c'est toujours un peu difficile de mettre des mots sur un film qu'on a beaucoup aimé (alors que sur un navet on peut en mettre des paaages et des paaaages..! ), alors je ne peux que vous encourager à le voir le plus rapidement possible. C'est malheureusement le genre de film indépendant qui n'a pas beaucoup de publicité, alors souvent on passe à côté... Ceci dit, ici à Bruxelles il est resté quelque chose comme 5 mois à l'affiche, et parait-il, il faisait toujours salle comble!

    Alors foncez le louer en dvd, ou le voir encore au ciné s'il passe quelque part, c'est un film vraiment drôle et touchant, qui n'entre dans aucun cliché du genre!


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  • Si l'affiche est tentante, si la bande annonce met l'eau à la bouche, le film est une pure déception....
    Sam Raimi ne s'est vraiment pas surpassé pour cet opus, je dirais même qu'il a salement régressé point de vue qualité! Il est loin le temps où je m'étais extasiée devant l'intimité et la véracité de certaines scènes du deuxième, le temps où je m'étais enflammée pour Spiderman et la découverte de ses pouvoirs.
    Bien loin ce temps là.

    Je sors de la séance et c'est un film que j'oublierais bien vite. Un vrai navet sans queue ni tête ( et c'est un comble pour un navet... hum. ), où les acteurs sont aussi crédibles qu'un banc de moules dansant la carioca, et où les méchants se suivent, ne se ressemblent pas, mais arrivent à tour de rôle et ça devient vite très lourd. Genre "tu pensais m'avoir eu Spiderman? et bien non! Même pas mal!" ou "il revient, et il est pas content."
    Puis sincèrement, Bouffon Vert junior (alias Harry, le meilleur pote de Peter) qui a une amnésie et qui se retrouve à aimer tout le monde et à peindre des natures mortes... faut tout de même pas déconner!
    .....
    Sans compter des incohérences monstrueuses, comme par exemple la scène de la grue au début du film. Spiderman arrive, il sauve la fille qui tombait du 60eme étage,puis se barre, en oubliant de sauver le conducteur de la grue qui est devenue folle et qui tourne sur elle même suite à un court-circuit, à 60étages au dessus du sol... Avouez tout de même que sur le CV de Spiderman, ça peut faire tâche ce genre de choses. Il peut même pas invoquer l'excuse d'un Venom latent, puisque Venom ne l'avait pas encore attrapé.

    Puis ça suinte le bon sentiment américain, la bonne morale, le catholissisme poussé (depuis quand Venom est il sensible aux sons de cloches d'une église?? C'est sans doute ça dans le comic, mais franchement à l'écran ça fait ridicule.), et le drapeau américain qu'on voit tout de même une fois dans le film. Ouf. On est sauvé.

    Ridicule vous dis-je.

    Non vraiment, inutile d'aller gaspiller votre argent, ce film est mauvais. C'est triste, mais ça arrive... J'aurais aimé que ça n'arrive pas à Spiderman, mais lui aussi aurait du se contenter de ne tisser sa toile que 2 fois. Comme les Xmen.


    A oublier très vite donc.

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  • Réalisé par Dany Boyle, à qui l'on doit l'excellent Trainspotting et le parait-il (pas vu encore) très bon 28 days after, Sunshine ne détonne pas dans la lignée des bons films.

    Je lui reprocherais seulement son scénario on ne peut plus courru : Le soleil se meurt, une équipe est envoyée dans l'espace pour aller poser une bombe nucléaire sur l'astre afin de le relancer. Un premier vaisseau avait été envoyé, mais on avait perdu le contact avec eux depuis 7 ans. Et forcément, oh surprise Rolling Eyes , ils captent un signal de détresse du dit premier vaisseau, et le retrouve, avec plus aucun survivant. .. Quoique...

    Donc bateau et sans surprise. Ce qui surprend plus c'est que le film est monté en deux temps. Le premier pour la vie à bord, les tensions entre les personnages (tous campés par des acteurs excellents -aaah Cillian Murphy, un acteur qui monte, qui monte et qui sonne juste!), et toute la philosophie qu'on peut trouver en approchant de l'astre qui nous maintient en vie.
    Là l'ambiance se dégrade peu à peu, bien qu'ils tentent tous de garder la tête froide (pas facile quand la température à l'extérieur du vaisseau dépasse le millier de degrès.. ... ok elle était facile
    ), et de se soutenir mutuellement. La tension est palpable, et bien qu'on soit au milieu de l'univers infini, on se sent drôlement claustrophobe!
    La deuxième et dernière partie, c'est à partir du moment où ils retrouvent le premier vaisseau, et qu'ils le visitent. Là ils subissent non seulement des dommages qui les conduiront tous à une mort certaine (plus assez d'oxygène pour le voyage de retour, mais en plus, pas assez pour les 8 membres qu'ils sont... euh.. on tire à la coure paille les gars?), mais se retrouvent avec un membre d'équipage en plus, inconnu.

    Ce qui est bien finalement, c'est que Boyle a fait le choix de ne pas s'attarder sur ce dernier évènement. Alors oui, c'est la partie du film où on sursaute beaucoup et où c'est hyper stressant, mais en fait ce n'est qu'un moyen de faire monter la tension avant le final. Grandiose au demeurant.
    Autre bon point: il ne s'attarde pas non plus sur les familles éplorées sur Terre. (MERCI! ça nous change d'Armagedon) On ne les voit qu'à la fin, et ça ne nous manque pas du tout, au moins, on reste sur le vaisseau avec les personnages. (et on souffre de claustrophobie, et on aimerait bien sortir prendre l'air!)

    D'un point de vue technique, c'est maîtrisé sur tous les plans, (j'ai pas accroché spécialement avec les plans flous/mouvants sur le passager clandestin.. mais bon.. on va pas râler pour 5 plans sur tout le film!), la lumière est drôlement crédible et participe vraiment à l'ambiance du film (ce qui est rare de nos jours), étudiée pour sans doute. (au directeur photo : bravo).
    Quant aux effets, ça passe tout seul, à aucun moment je me suis dit "tiens, ils sont pas dans l'espace..", ils sont invisibles, on s'y croirait!
    A tel point que ça m'a fait bizarre de voir des photos du tournage et de constater que, bin oui, ils étaient en studio et pas dans l'espace.

    Bref, les critiques sont partagées sur ce film, mais je pense sincèrement que tous les fanas de science-fiction, ainsi que les fanas du travail de Boyle, ainsi que les amateurs de film en tout genre, peuvent y aller. C'est un beau spectacle, c'est rondement mené, et ça vaut le coup d'être vu!


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  • Réalisé par Marc Lawrence, avec Hugh Grant et Drew Barrymore.

    Un film absolument sans surprises!!
    Mais toutefois sympathique à regarder. Bon, je vous l'accorde, il peut attendre d'être vu en dvd, vous ne raterez pas grand chose!

    Hugh Grant est comme à son habitude dans son rôle de d'habitude (quoiqu'un peu plus sympa cette fois), et Drew Barrymore est comme à son habitude pleine de fraîcheur et de bonne humeur. Le duo fonctionne bien, on y croit, et voilà.
    Maintenant, question scénario, c'est une comédie sentimentale assez bateau, qui ne révolutionnera pas le genre, mais c'est assez drôle (quoique j'ai plus rit devant "Two Weeks notice" - l'amour sans préavis pour les non anglophones, avec Hugh Grant et Sandra Bullock.), sans tomber dans le ridicule. Les blagues sont légères et passent bien


    Un bon divertissement pour nous les filles, sans plus.

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  • Réalisé par Chris Noonan, avec Renée Zellweger, Ewan Mcgregor et Emily Watson.

    Si ce film ne fera pas une grande carrière au cinéma, il n'en est pas moins très agréable à regarder. Pourtant je n'apprécie pas particulièrement Renée Zellweger, et je l'ai même trouvée un peu trop pincée parfois dans son rôle... Cependant, son interprétation est bonne, et le personnage de Beatrix Potter prend bien vie sur la pellicule.
    En fait c'est surtout une belle histoire de courage et de revanche sur la vie, d'affirmation de soi à une époque où les femmes n'avaient pas grande place dans la société. C'est un film plein de bonne humeur, de légèreté et de franchise, tout en  relatant la vie quelque peu triste de Beatrix Potter, dessinatrice et auteur de livres pour enfants (connus dans le monde entier.). Malgré cette tristesse latente et le découragement qui pointe son nez de temps en temps, Miss Potter fait preuve de persévérance et arrive à mener à bien sa vie, comme elle l'entend... Et finalement, on sort de ce film avec une bonne humeur ancrée, et surtout, une folle envie de mener à bien nos projets personnels.
    Enfin moi c'est l'effet que ça m'a fait!

    Si vous ne l'avez pas encore vu et que vous hésitiez, et bien n'hésitez pas trop longtemps, c'est un bon film. Très encourageant. Et on a souvent besoin de ça.


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  • 300

    Zack Snyder est un inconnu du grand écran, enfin presque, puisqu'il avait réalisé "L'Armée des Morts" (que je n'ai pas vu), mais après le défi visuel de 300, relevé avec brio, il sera beaucoup plus présent je l'espère!

    Bon soyons francs, le scénario de 300 est aussi léger qu'un lémurien par vent de 500km, et les ficelles sont aussi grosses que les cordages du Titanic.. Avec en sus des monstres dont la présence n'est pas vraiment justifiée (sauf pour dire ouuuh, voyez comme il est abominable le roi des Perses), et un complot politique frileux qui n'est là que pour faire croire que ce n'est pas qu'un film de baston.
    Et pourtant, j'avoue, si ça n'avait été "qu'un film de baston", vu la qualité de celles ci, nous aurions  tout autant
    été satisfaits du spectacle!

    Car quel spectacle!!! Les images sont splendides, les retouches donnent une atmosphère bien particulière qui transcende les couleurs et les lumières.. C'est vraiment hyper bien fait! Mais moi ce qui m'a surtout scotchée, ce sont les ralentis!! Des plans séquences tout en ralenti sur des instants de combat au corps à corps, c'est splendide! Surtout avec ces capes qui se soulèvent lentement, tournoient avec le héro.... Ca donnait vraiment un style très chorégraphique aux combats, très fluide.. Très agréable à regarder, parfaitement jouissif!
    Et puis au delà même des combats, les personnages ont beaucoup de charisme (Gérard Butler est génial dans son rôle) et arrivent même à nous faire rire alors que si on y réfléchit, ce qu'ils font est vraiment horrible.. Note spéciale pour cette fameuse scène où Léonidas est n train de nonchalament manger une pomme au milieu d'un charnier de perses qu'ils viennent de tuer, et où il discute tout aussi tranquillement avec son capitaine, qui lui est occupé à achever les blessés... A mourir de rire dans la façon dont c'est exagéré!
    En fait c'est ça le secret du film, c'est énorme, et s'ils avaient tenté de faire un péplum plus "classique" on y aurait pas cru une seconde, seulement là, avec la façon dont c'est traité, tout passe. Y compris la terre qui tremble quand l'armée Perse se met en route.
    Grandiose.

    Ce film est à voir impérativement au cinéma, sur écran géant, pour bien apprécier ce grain particulier de l'image, qui rend tout cela si beau à voir.

    Et puis pour les filles qui n'aimeraient pas trop la baston (enfin moi je me suis régalée... suis-je bien une fille??), il reste à admirer les corps sculpturaux de 30 acteurs qui se balladent en slip de cuir et en cape rouge pendant tout le film. La classe intégrale.



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  • Sublimissime.

    Ce sera sans doute mon coup de coeur de l'année 2007.

    Un OVNI du genre (comme chaque film de Daren Aranofski en fait...), mais un OVNI absolument magnifique. Prenant, estomaquant, touchant, perturbant, et je n'aurais pas assez de mots en "ant" pour le décrire.
    Visuellement c'est une belle claque, on s'en prend plein les mirettes pendant toute la durée du film. Toutes les séquences dans l'Espagne au temps des conquistadors, ou celles dans l'espace, ou même certaines scènes très intimistes à notre époques, toutes sont magnifiques. Comment ne pas succomber devant le décor que traverse le conquistador pour accéder à la salle du trône : une grande allée entourée de miliers de petites lanternes et de grandes colones dont on ne voit pas la fin..
    Comment ne pas frémir devant Xibalba, la nébuleuse mourante créatrice de la vie selon les Mayas..
    Et comment ne pas pleurer lorsque la peine de Thomas (Hugh Jackman) se fait trop lourde dans cette petite chambre sombre..

    Non vraiment, une pure merveille.

    Sans compter la musique qui là traverse carrément les tissus épidermiques pour aller frapper droit dans le coeur.

    Et l'histoire elle même, toute la symbolique du film, sur la vie, la mort, le renouveau, l'amour, la confiance, l'espoir...

    J'en suis ressortie en larmes et toute retournée, et je ne m'en suis toujours pas remise.

    Surtout n'hésitez pas à le voir, ce film est une pure merveille, soutenu par deux acteurs; Hugh Jackman et Rachel Weisz, extraordinaires.


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  • Monsieur Schumacher nous a habitué à des hauts et des bas dans sa filmographie, avec du bon (Phone Game) et du mauvais (Batman et Robin)..Alors par curiosité et parce que j'adore Jim Carrey, je suis allée voir sa 23eme création.

    Et bien n'y allez pas.

    Enfin si vous pouvez, mais alors juste pour admirer le jeu de Jim Carrey, qui se trouve dans un registre où on ne l'attendait pas vraiment : le genre flic un rien violent et fort porté sur le sexe, avec force cheveux gominés en arrière, tatouages, manteau de cuir et cigarette.
    Oui ça fait cliché tout de suite, mais bon.. Jim Carrey là dedans, il le vaut bien!

    Question histoire, le sujet est sympa et ça aurait pu donner un chouette film, seulement on a l'impression que Schumacher s'est perdu lui même en route, et ça termine en eau de boudin... Du coup on se retrouve avec des dialogues un peu bateau, des faux rebondissements et de faux coups de théâtre qu'on voit venir à 15 km... Dommage.

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  •                     Je mets ces deux films en lien, bien qu'ils n'aient rien en commun, si ce n'est qu'ils traitent tous les deux de l'Afrique, et des abus qui y étaient (pour Last King) et qui y sont encore (pour Blood Diamond) perpétrés.
    Les deux films n'ont rien en commun, non seulement sur le fond, mais surtout sur la forme. D'un côté nous avons Kevin McDonald, un réalisateur de documentaires qui s'essaie à la docu-fiction avec Last King Of Scotland, et qui y dépeind sans même nous la montrer, toute l'horreur du génocide réalisé par le dictateur Amin Dala en Ouganda. Il nous entraîne dans le monde faste et charismatique du dictateur en nous faisant suivre la vie de ce jeune médecin écossais qui se laisse lui aussi berner par l'intelligence et la fausse humanité dAmin Dala. On s'y enfonce, on s'y perd nous aussi, pour que la réalité nous saute au visage en même temps qu'elle tombe sur les épaules du médecin quand on lui montre des photos des carnages qui se font dans le pays...
    Du coup c'est encore plus percutant, parce qu'on est là tranquillou à vivre dans le luxe et les illusions, et puis paf tout d'un coup la réalité nous rattrape... et quelle réalité....

    En plus de ça, ce film est totalement maîtrisé question images. Ça se voit qu'il a fait des documentaires avant ça, parce qu'aucu
    n plan n'est laissé au hasard. Même les plans d'illustration ou de coupe avec des vues sur l'Afrique. Visuellement c'est un régal absolu pour moi qui fait des études de cinéma...
    Et c'est là dessus en fait que j'ai senti la plus grosse différence avec Blood Diamond.




    Il est lui réalisé par Edward Zwick, qui n'est certes pas un débutant, mais qui n'a tout de même pas la maîtrise de l'image qu'a Kevin McDonald. C'est flagrant!! (et là je commence à comprendre pourquoi les profs que j'ai nous rabâche que faire du documentaire c'est important....)
    Blood Diamond, c'est un très bon film, mais un très bon film de studio. C'est à dire qu'il veut faire passer un message qui est tout à son honneur puisqu'il s'agit de dénoncer le trafic de diamant en Afrique. Mais comme c'est un film de studio, Zwick a eu des contraintes à respecter : action, images chocs, musique lyrique pour faire pleurer, histoire d'amour, amitié, personnages clichés dans leur comportement et leur évolution (le personnage de Di Caprio -interprété avec brio cela va de soi- en est le parfait exemple : exécrable intolérant et égoïste au départ, pis il change au fur et à mesure pour finalement devenir un héros comme les autres.)... Ce genre de chose.
    La nana, on se demande ce qu'elle fait là, et la scène d'introduction à l'amour (baiser et coucherie heureusement magnifiquement élipsés) est bateau à mourir.
    Je vous laisse imaginer : une soirée où tout le monde s'amuse, mais le héros qui lui est torturé par ses vieux démons s'isole, musique douce qui commence, la jeune femme vient le rejoindre, il lui explique les malheurs de sa vie, pleure un peu et hop, elle lui prend la main.
    Le crime eût été de continuer, mais là, heureusement, on nous épargne le baiser et ce qui suit. Merci, y'a une justice, Edward Zwick a bien compris que ça aurait fait tâche dans le décor!! Mais il a quand même été obligé de coller cette scène à deux francs cinquante pour nous faire comprendre que les deux personnages étaient ensemble.

    Bref, Blood Diamond, c'est un film qui touche aussi, mais pas de la même manière.. Un film de Studio, donc étudié pour toucher le spectateur. En soi c'est pas un mal, parce qu'au moins c'est "tout public" ce qui n'est pas le cas pour Last King Of Scotland par exemple.
    Et le message passera auprès de plus de monde.
    Mais bon... Moi j'aurais bien aimé que ça se démarque un peu plus et que ça tombe pas dans certains clichés obligatoires des films Hollywoodiens!

    Les deux sont à voir. Parce que c'est important de savoir ce genre de choses.


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