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    Ça y est, je l'ai vu... Et dans 15 ans je pourrais fièrement dire "J'y étais!"

    Je me suis prise une claque tellement violente, que pour tout dire j'en suis sortie hier soir, et je n'en suis pas encore remise. Je pense qu'il me faudra quelques jours. :P
    En fait, je n'avais pas été à ce point exaltée par un film depuis Princesse Mononoke, qui est mon plus grand moment de cinéma. Avatar est à placer ex æquo à présent.

    Alors voilà.. Je suis allée le voir, je l'ai vécu même, de plein fouet, et j'en ai repris pour 60 ans de passion pour mon métier...   Les mots me viennent difficilement en fait.

    Or donc oui, le scénario est assez simple et même commun dans les thèmes et sujets qu'il aborde, mais c'est pour mieux nous laisser profiter du reste, de tout l'univers, des personnages certes manichéens -un gentil très gentil et un méchant très méchant- mais affreusement attachants, des émotions vives qui se dégagent de chaque scène, des couleurs, des décors, des lumières... De tout. L'histoire simple nous permet de tout prendre directement dans le coeur! J'en ai même pleuré à plusieurs reprises, pas spécialement à des moments tristes d'ailleurs.. Mais juste devant la beauté du film.
    Il faudrait presque que je reprenne chaque scène pour montrer que chaque fois l'émotion était livrée sous son plus beau jour, mais ça risquerait de prendre trois plombes. Alors pour faire simple : c'était juste magnifique.
    Ma scène préférée (si je peux en choisir une au milieu de toutes les autres..), c'est celle où pour la première fois il utilise son Avatar, et qu'il retrouve donc l'usage de ses jambes..... La manière dont c'est traité est tellement juste, ça rend l'ensemble extrêmement réel et poignant! Sans tomber dans le larmoyant, il est simplement euphorique de pouvoir marcher de nouveau, et c'est très bien rendu, tant dans la mise en scène que dans le jeu de l'acteur!

    Sam Worthington est d'ailleurs tout simplement bluffant, je l'ai nettement plus apprécié ici que dans Terminator Renaissance. Malgré qu'il soit souvent caché derrière l'apparence de son avatar, il parvient à rendre une palette d'émotions très large et c'est ce qui fait la force de son personnage.

    Enfin... Vraiment j'en perd mon latin comme on dit.

    Une claque, à voir et à prendre absolument, absolument, absolument! Avatar est typiquement le genre de film pour lesquels on fait du Cinéma. Un divertissement magnifique, poignant, où les sentiments nous prennent à bras le corps et où la beauté de l'ensemble nous coupe le souffle.

    Splendide.

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  • Un petit tour d'horizon de toutes les images d'animes ou de mangas que j'aime à glaner sur le net! Certaines sont des fanarts (notamment sur Naruto), je remercie les auteurs, qui sont extrêmement doués!
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  • Roman de Cormac McCarthy, récemment adapté au cinéma et même à l'affiche cette semaine

    Mon père était en train de le lire avant que le film ne sorte et comme il m'en disait beaucoup de bien, j'ai préféré le lire avant d'aller éventuellement voir le film.

    C'est vraiment un très bon bouquin..

    On y suit un père et son fils qui marchent vers le sud sur une terre totalement désolée, où tout a brûlé et a été détruit. Le soleil est caché par des nuages de cendres, il n'y a plus ni nature ni animaux .. Quant aux autres humains, ils sont très rares et il est parfois très dangereux de les approcher. La température a chuté, tout est mort.
    Et ils avancent, inlassablement, vers le sud, espérant trouver là bas une température plus clémente.

    C'est écrit dans un style vraiment très particulier ... Je dirais même que c'est assez lourd comme manière d'écrire. Les phrases sont longues, il y a peu de ponctuations, beaucoup de répétitions, et les dialogues sont noyés dans le récit sans guillemets pour les différencier. Seulement des passages à la ligne pour stipuler que les deux personnages se parlent.
    Mais ce style un peu déroutant au départ, apporte en fait beaucoup à l'histoire. Tout est réduit au minimum, un peu comme les deux personnages et les paysages autour d'eux. Ils économisent tout ce qu'ils ont, l'auteur en fait de même avec les mots, les ponctuations et les dialogues.
    Mais oui au début c'est un peu bizarre et j'ai eu un peu de mal sur les premiers paragraphes. Et puis une fois qu'on est lancé, c'est fini, impossible de s'arrêter (ou très difficilement.). On est avec eux sur la route, et on veut aller jusqu'au bout pour voir ce qui les attend.
    C'est extrêmement prenant, il y a quelques passages franchement angoissants.... Et d'autres qui m'ont tiré une larme.

    La relation entre les deux protagonistes est très forte, et c'est ce qui porte le récit tout au long de leur cheminement.


    Un excellent livre, qui mérite d'être lu peut-être avant d'aller voir le film. 


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  • De, et avec Clint Eastwood.

    Peut-on réellement dire quelque chose après avoir vu un film de Clint Eastwood ? Je me pose la question tant ce film m'a laissée sans voix. Presque même sans clavier.
    C'est du cinéma à l'état brut, sans fioriture, mis au service d'une histoire presque banale et pourtant magnifiée par le talent de Clint Eastwood.

    Il n'y a rien à dire. Il n'y a qu'à regarder le film, et apprendre.

    Splendide. .. Et si la perfection existe, Gran Torino en est le plus proche exemple.


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  • Réalisé en 1988 par Isao Takahata . Ce film est l'adaptation d'un roman éponyme écrit par  Nosaka Akiyuki.


    Japon, été 1945. Seita un jeune garçon de 14ans et Setsuko sa petite soeur de 4ans se retrouvent orphelins. Leur tante acceptent de les loger chez elle, mais elle leur fait bien sentir qu'ils n'ont pas leur place et que s'ils veulent manger correctement ils devront le mériter... Seita prend alors la décision de partir avec sa petite soeur.
    Ils vont s'installer dans un bunker désaffecté dans la campagne, et dans un premier temps les jours coulent, heureux comme la rivière qui passe devant leur abris. Seulement en ces temps de guerre et pour deux orphelins sans ressources, la nourriture commence vite à manquer...




    La nuit du 21 septembre 1945... Je suis mort.
    C'est sur cette phrase en voix off que s'ouvre le film Le Tombeau des Lucioles: le fantôme de Seita prenant la parole pour raconter son histoire et celle de sa sœur cadette, assise à présent avec lui. Et cela nous plonge tout de suite dans l'ambiance, nous imprégnant d'une mélancolie et d'une fatalité qui subsistera et sublimera tout le film par la suite.
    Toute l'histoire est jalonnée de moments de joie simple et naïve, comme seuls les enfants peuvent en construire par delà l'horreur de la guerre, par delà un pays en train de sombrer, et par delà la confrontation trop brusque avec le monde des adultes. Et c'est de cet équilibre fragile et délicat entre les moments de bonheur et les rappels de la présence de la guerre, que Takahata joue pour ne pas sombrer dans le larmoyant ou dans les histoires trop "classiques" d'enfants subissant la violence du monde autour d'eux.
    Chaque plan, chaque détail est pensé pour nous plonger dans l'univers de ces deux enfants, pour nous toucher au coeur.
    Le film possède un esthétisme incroyable, et une mise en scène aussi fabuleuse que choquante.

    Le Tombeau des Lucioles n'est pas un film qui laisse indifférent. C'est un véritable requiem.

    L'un de mes films cultes... L'un des plus beaux que j'ai jamais vu.


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