• Réalisé par Adam Elliot, les personnages sont doublés par Toni Collette, Philip Seymour Offman, Eric Bana, Barry Humphries...


    Un p'tit résumé pour commencer:

    Mary Daisy Dinkle est une enfant de 9ans vivant en Australie. Elle a une tâche de naissance sur le front qui lui vaut les brimades des autres élèves, un père qui a pour passe-temps d'empailler des animaux trouvés morts au bord de la route, et une mère passablement alcoolique et voleuse. Autant dire que l'environnement de Mary ne respire pas la joie de vivre.
    De l'autre côté du monde, il y a Max Jerry Horovitz un new-yorkais de 40 ans passé membre des "gros mangeurs anonymes", perpétuellement angoissé, et que le reste du monde laisse perplexe (voir déconcerté).
    Un jour, Mary va prendre un bout de page de l'annuaire américain et va envoyer une lettre à Max.
    Le film suit leur correspondance et leur amitié sur 20ans.


    ***

    Après l'avoir lamentablement raté lors de sa sortie ciné, j'ai eu la chance de rattraper cette erreur hier dans un tit cinéma du coin (des fois ça a du bon d'habiter la campagne), car oui, rater ce film: c'est une erreur.
    Il est tout simplement génial. Et c'est aussi l'un des films les plus tristes qui m'a été donné de voir cette année! Il y a certes beaucoup d'humour, mais le fond de l'histoire reste profondément triste.. Bien qu'il y ait de l'espoir, quelques notes joyeuses, il se dégage quand même de ce film beaucoup de mélancolie.
    Alors soyez prévenus avant de le regarder, certes, vous allez beaucoup rire, mais quand même, c'est pas pour autant que l'histoire et les situations sont gaies.
    Techniquement je n'ai rien à redire, l'animation pâte à modeler est géniale, les décors sont très bien faits, le travail sur les couleurs et les lumières est splendide.. Et la musique qui est toute simple n'en est pas moins tout à fait adaptée aux images. Elle est même très touchante.

    Franchement, ce film est une perle à voir absolument... Une très belle histoire d'amitié par delà la distance, le temps et les difficultés de la vie.


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  • Le second chapitre étant déjà sorti au cinéma, et devant le phénomène, je me devais de voir au moins le chapitre 1, histoire de voir tout de même de quoi ça parle (vu que je ne lirais sans doute jamais les bouquins..).
    Parce que j'avoue, j'avais une forte tendance à critiquer sans réellement avoir matière ou raisons pour le faire. Le mal est donc réparé puisque j'ai regardé le chapitre 1 hier soir.

    Ce n'est pas aussi nul que je le pensais, mais c'est quand même bien en dessous de mes espérances.. Et ça a aussi confirmé quelques idées que je m'en faisais en ayant juste vu la bande annonce.


    Bon pour commencer : je pense avoir compris ce qui met en émoi les jeunes filles en fleur devant ce film.. Ce n'est pas le physique du héros (que personnellement je trouve affreusement laid) mais plutôt la retenue qu'il s'impose face à celle qu'il aime. Les séquences entre les deux protagonistes sont plutôt bien mises en scène, les deux acteurs jouent bien,et il s'en dégage une très forte sensualité.. Le fait qu'il soit en perpétuel conflit entre l'envie de l'embrasser et l'envie de la bouffer (oui parce que l'histoire c'est ça : son sang l'attire, mais il en tombe amoureux et ne veut donc pas la "manger") ajoute à ce côté sensuel, frustrant et plaisant. Une douce torture en somme, qui pour le coup est bien mise en images.
    Bon après, il n'y a pas non plus de quoi tomber en pâmoison.... Mais disons que je comprends un peu mieux l'engouement des foules de midinettes: Le fantasme d'être désirée à ce point par quelqu'un peut être très troublant.

    Au delà de ça, le film m'a semblé affreusement longuet, avec des tas de séquences filmées très bizarrement (si vous êtes sujets au mal de mer, sincèrement ne regardez pas ce film...), un montage parfois un peu hasardeux (genre ils sont en train de discuter, et dans la même phrase ils sont à deux endroits différents...), des choix de musique d'ambiance fort discutable, une lumière plate et un maquillage foireux...
    Pour ce qui est du maquillage, ils sont couverts de talc, histoire de leur donner un bon teint bien blanc mais fort peu esthétique.
    D'ailleurs il ya  des erreurs pour les raccords, sur certains plans, Edward semble presque bronzé, sur d'autres il est blanc comme un cachet d'aspirine. Bizarre.

    Côté histoire, j'ai eu l'impression d'attendre 1h30 avant qu'il se passe un semblant d'action.. Et encore, c'est baclé en 20 minutes. A ce compte là, ils auraient mieux fait de seulement se focaliser sur la relation entre les deux personnages, on aurait été moins frustrés. :P
    J'ai noté quelques éléments que je n'ai pas bien compris non plus au début du film.. La première fois qu'elle entre dans la salle de cours et qu'elle s'installe à côté de lui, il est extrêmement gêné par l'odeur de son sang -qui commence déjà à l'attirer donc-. Puis après, il passe son temps à venir la voir, lui parler, être sympa avec elle, tout en lui répétant bien souvent "nous ne devons pas être amis. Nous ne devons pas nous fréquenter, ne t'approche pas de moi" ... Alors que c'est systématiquement lui qui vient vers elle.

    A ce que j'ai déduis, c'est la dualité en lui qui opère dès le départ, c'est à dire qu'il ne peut déjà pas se passer d'elle, mais en même temps il tente de se persuader que ce n'est pas une bonne idée. Alors c'est sans doute cela qui le pousse à lui courir après tout en la repoussant... Mais ce n'est vraiment pas très bien mis en scène pour le coup.


    Enfin bref.. Un film qui s'est laissé regarder, mais où j'ai parfois trouvé le temps long.


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  • Réalisé par Terry Gilliam, avec Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole, Andrew Garfield, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farell..


    Avec deux semaines de retard sur mon planning, je suis enfin allée le voir...

    Je me permets de vous copier le résumé de Allociné ici, parce que je serais bien incapable d'en écrire un moi même :

    Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...


    Raconté comme cela, ça a l'air très limpide, mais le film lui ne l'est pas du tout... Je pense sincèrement que, du fait du décès de Heath Ledger en plein milieu du tournage, Gilliam a du remanier son scénario pour pouvoir finir son film en remplaçant l'acteur par trois autres personnes (Johnny Depp, Jude Lax et Colin Farell). Malheureusement ça ne joue pas en sa faveur, et personnellement j'ai trouvé que la présence même du personnage d'Heath Ledger n'était pas bien explicable. Au fond le personnage ne sert pas à grand chose dans le récit...
    Je suis restée sceptique à la fin du film, n'ayant réellement pas compris toute la trame de l'histoire... Et surtout pas la fin d'ailleurs.
    Bon que le Docteur Parnassus (Christopher Plummer) cherche à sauver sa fille des griffes du diable, ça c'est bon. Mais la présence de Tony (Heath Ledger), je ne l'explique vraiment pas..

    Bon, bizarrement, malgré ce côté bancal et hermétique, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, parce que la réalisation est splendide. On est embarqué dans l'histoire, et on passe d'un monde à l'autre, d'un évènement à l'autre sans vraiment nous en rendre compte.. Un peu comme dans un rêve en fait. Ce film n'est d'ailleurs pas sans rappeler la "suite" d'Alice aux Pays des Merveilles, qui s'appelle "De L'autre côté du Miroir". Déjà parce qu'il faut passer au travers d'un faux miroir pour entrer dans notre imagination, et ensuite parce qu'une fois à l'intérieur, les lieux et les personnes changent inopinément et personne ne s'en surprend jamais. Même si ce n'est pas logique, ça n'a pas d'importance.
    De ce point de vue là, j'ai beaucoup aimé la narration, ainsi que les effets spéciaux et les décors, qui sont fabuleux.
    Et ce, même si l'on voit clairement que tout est faux. Ça fonctionne quand même parce que l'on sait que l'on est dans l'imagination des protagonistes.

    En bref, je dirais que c'est un film à ... expérimenter. smile


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  • Réalisé par Laurent Tirard, avec Maxime Godart, Kad Merad, Valérie Lemercier et bien d'autres encore.

     

    Au début ça ne me tentait pas trop, puis finalement, un peu par défaut, je suis allée le voir... Bon sans le regretter réellement, je me dis qu'il aurait pu attendre d'être vu à la TV, parce que bon.. Payer 8€ pour ce film, c'est un peu cher. Enfin on va dire que c'est mon soutien à la production cinématographique française!

    Bon, sachez d'abord que je ne connais pas du tout les bouquins dont c'est tiré, donc je suis partie sans a priori sur "est-ce que ça va être fidèle ou pas?".
    C'est donc un film plutôt sympathique, campé par des acteurs qui tiennent la route. C'est assez drôle, et sans m'être roulée par terre (oui ça m'arrive) j'ai quand même rit à pas mal de gags. Particulièrement impressionnée par le jeu des enfants (même si certains semblent lire leur texte au lieu de jouer la comédie), j'ai beaucoup aimé le naturel de certains, la jovialité des autres.. Et l'implication de tous dans leur rôle -Le petit à lunette, premier de la classe, est l'un de mes préférés ^^ - est belle à voir, surtout chez des enfants.

    Sur le tournage ça n'a pas du être facile tous les jours!

    Mention spéciale pour les décors.. Perso j'ai été bluffée par l'intérieur de la maison du petit Nicolas! Les accessoiristes et le -ou les- chefs déco ont fait un boulot extra!

     

    Enfin voilà, un bon petit film, fidèle ou non, ça je ne peux pas juger, mais en tout cas il n'a pas volé son succès et mérite d' être vu!


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    Né le 6 décembre 1950 à Nagano (Japon), Joe Hisaishi est compositeur, pianiste, écrivain (il a vraisemblablement écrit 3 livres), photographe amateur, réalisateur (Son premier film, intitulé Quartet est sorti au Japon en 2001, il a également signé dessus la musique et le scénario), et chef d'orchestre ! Rien que cela.
    Mais ici, il est bien sûr connu pour sa collaboration avec Hayao Miyazaki. C'est en 1984 que ce dernier fait appel à lui pour la musique de Nausicäa.. Leur collaboration est devenue naturelle et évidente pour la suite, ainsi il a composé pour Mon Voisin Totoro, Porco Rosso, Mononoke etc etc... Miyazaki est le seul avec lequel il a accepté de travaillé au sein du Studio Ghibli.
    A côté de cela, il a aussi été contacté par Takashi Kitano en 1991, pour composer la musique du film A scene at the Sea, eux aussi collaboreront jusqu'à Dolls en 2002, travaillant ainsi sur -entre autres- Aniki Mon Frère, L'été de Kikujiro, ou encore Sonatine.
    Se concentrant donc majoritairement sur des compositions pour les films japonais, Joe Hisaishi va tout de même s'exporter, en France, pour composer la musique du film d'Olivier Dahan : Le Petit Poucet, sorti en 2001. C'est sa toute première participation à un film étranger...

    Aujourd'hui, Joe Hisaishi est considéré comme l'un des 10 plus talentueux compositeurs de musique de films, au niveau mondial bien entendu. Il est d'ailleurs de plus en plus demandé sur tous les continents. Même s'il oeuvre surtout au Japon, sa renommée sur les films que nous avons eu la chance de voir arriver ici n'est plus à faire!
    Comparé à d'autres compositeurs, il n'est pas très prolifique, mais ses musiques sont sans cesse différentes (même si l'on reconnait toujours son style lorsqu'on y fait attention) et il renouvelle tout le temps ses créations.

    L'un de mes compositeurs favoris, je l'ai découvert en même temps que Miyazaki, puisque c'est sur Mononoke Hime que je l'ai entendu la première fois. Ce fut un réel ravissement, et je ne me lasse pas d'écouter ses morceaux!

    Je trouve que sa musique donne toujours une dimension supplémentaire aux images, cela m'avait fort marqué dans Mononke, où ça m'avait fait l'effet de "voir" au delà du cadre de l'image. C'était une sensation toute particulière qui a beaucoup aidé dans le fait que Mononoke a été mon plus grand moment de cinéma. Chacune de ses compositions me transporte, d'un sourire jusqu'aux larmes tant c'est beau...

    La musique de Joe Hisaishi ne s'explique pas.. Il fait partie de ces rares compositeurs dont la musique se vit, tout simplement.



    Pour vous faire découvrir si toutefois vous n'auriez jamais entendu, je vous invite à cliquer sur les liens suivants :

    Mononoke Symphonic Suite 

    One Summer Day -Chihiro- 


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