• Alors ce ne sera clairement pas mon Baz Luhrmann préféré car même s'il est très beau, il manque cruellement de quelque chose. De rythme peut-être, ou d'éléments qui donneraient du rebond à l'histoire. Là sur les 2h40 du film, il y a 2 éléments pour relancer le suspens. Le reste étant comment ils parviennent à déjouer donc l'élément déclencheur.

    Alors.. Je sais pas vraiment comment expliquer ce qui m'a gênée dans le film. Ce ne sont pas les acteurs puisque ça, ça va très bien, alors éventuellement l'histoire.. C'est certainement basé sur des faits qui ont bien eu lieu pendant la seconde guerre mondiale en Australie, mais je ne sais pas, ça manquait un peu d'intensité.
    Bon ce n'est pas vraiment comparable, mais quand je me souviens de l'effet que m'avait fait -et me fait toujours- Moulin Rouge, j'ai trouvé Asutralia un peu plat à côté. Ca ne m'a pas transcendée du tout...
    En fait il a tenté de mélanger du réaliste (avec cette femme qui doit se battre pour sauver sa ferme et l'enfant aborigène), et toute l'histoire spirituelle de l'Australie. Sauf qu'il manque d'intensité dans les deux domaines du coup.

    On reconnait bien la patte du réalisateur, avec des choix de réalisations qui lui sont vraiment propres, et aussi cet espèce d'aura de studio qu'il laisse. Je veux dire que sur la majeure partie des plans, ça se voit que ça a été tourné en studio et sur fond bleu. Alors pour un film comme Moulin Rouge où c'est un peu farfelu et fantastique, ça passe très bien, mais sur un film qui se veut être une grande fresque historique sur les combats de cette femme (Nicole Kidman) et sur tout le côté spirituel des aborigènes ça fait un peu bizarre.. Lorsqu'on remarque les plans en studio, cela nous fait complètement sortir du film, on perd le côté "réaliste" du film, et on y croit plus.
    C'est sans doute ça d'ailleurs en fait le plus gros problème du film : on y croit pas..


    Donc pas vraiment convaincue.. Moi qui suis pourtant une grand fan du travail de Baz Luhrmann, pour le coup j'ai été déçue.


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    Certains films vous font pleurer parce que tous les meilleurs ingrédients d'Hollywood y sont concentrés pour parvenir à vous faire verser une larme.. L'oeil humide de l'acteur, la musique aux violons et/ou piano, un soleil couchant, un accident tragique, la mort d'un proche etc etc etc... Et puis il y a des films qui vous attrapent le coeur sans fioritures, sans musique, sans larmes et sans violons. Des films qui vous touchent profondément et qui vous font réellement pleurer.

    The curious case of Benjamin Button fait partie de ceux là. Et c'est le 4eme film, sur toute l'histoire de ma vie en terme de cinéma, qui me fait pleurer de cette manière.

     

    Et comme d'habitude, quand un film me touche réellement je ne sais quoi dire dessus.. je n'ai pas envie de vous parler des prouesses techniques (et pourtant elles sont nombreuses!), ni des prouesses des acteurs (Ils sont tellement Beaux tous..), ni de rien qui puisse donner un côté trop terre à terre à ce film. Il faut le voir pour le ressentir dans toute sa splendeur. David Fincher (bien que ce soit tiré d'une nouvelle écrite par F. Scott Fitzgerald) nous ravie et nous touche, en nous racontant l'histoire étrange d'un homme qui vit sa vie à l'envers. Au travers de cet homme, ce sont tous les gens qu'il côtoie que nous apprenons également à connaître, et dont nous observons la vie qui se passe lentement.

    C'est un peu un film sur les actes manqués, les vies à attendre, les regrets et les choses qu'on ne sera jamais parce qu'on en a abandonné les rêves quelque part le long du chemin. Tous les personnages sont d'une tristesse.... Et dans le même temps ils nous apprennent qu'il faut savoir lâcher prise à un moment ou à un autre. Bien souvent au crépuscule de la vie.

     

    Je vous invite vraiment à aller voir ce film, qui est l'un des plus beaux que j'ai vu depuis un bon moment. Certains pourront le trouver long... Mais quoi de plus normal, après tout, c'est l'histoire d'une vie.


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